Corba
de Péreille, la dame de Monségur.
Lorsque
Raimond de Péreille, seigneur de Monségur, épousa vers 1200
Corba Hunaud de Lanta, c'était indéniablement un beau parti.
Elle est fille de Raimond Hunaud de Lanta dit de Barbavaire,
un familier de Raimond VI de Toulouse, et de lMaquèse de Fourquevaux.
Vers 1234, sa mère Marquèse vient rejoindre les communautés
cathares de Monségur. En 1237, alors que son oncle, le bon
homme Guillaume Bernard Hunaud de Lanta, est capturé et brulé
à Toulouse, Corba est condamnée par coutumas par l'inquisition
en même temps que son mari. Discrète et fervente, elle fréquente
assidument les maisons religieuses cathares. Lors du siège
de 1243-44, elle se consacre aux soins des bléssés et des
mourants. Le 13 mars 1244, durant la trève avant la rédition,
elle fait partie, avec sa fille Esclarmonde, des quelques
laïcs qui demandent à recevoir le consolament et à rejoindre
les communautés religieuses condamnées de Monségur. Corba
et esclarmonde de Péreille disparaissentavec Marquèse de Fourquevaux
sur le grand bucher du 16 mars 1244.
Pierre Roger de Mirepoix (un grand faydit)
Pierre
roger de Mirepoix dit le Vieux était, au tournant des années
1200, le plus important des quelque 35 seigneurs de Mitrepoix:
à leur tête, en 1209, peu avant sa mort, il signe la charte
de franchise de la ville. Il était si bon croyant cathare
qu'il reçut deux fois le consolament. Son fils Pierre Roger
le jeune fut un des grand faydits de la résistance occitane.
Veuf et père d'une fille, il épousa vers 1235 sa jeune cousine
Philippa de Péreille, ce qui fit de lui le coseigneur et chef
militaire de Montségur. Le château désigné comme tête de l'hydre
à décapiter par le pouvoir politique et religieux, Pierre
Roger organisa l'approvisionnement et la défense de la place,
puis soutint le siège de 1243-44. Ce fut lui qui négocia la
trêve du 1 er mars 1244.
Guilhem
de Lahille chevalier cathare...
Ce
véritable chevalier cathare, fervent défenseur et protecteur
d'hérétiques, attesté de 1220 à 1244, appartenant à la branche
de Laurac de la famille de Lahille, originaire de Fanjeaux.
Sa mère, Francèsca et sa soeur, Bruna, étaient religieuses
cathares; son frère, Sicard de Belfort, bon croyant comme
lui. En 1220, le chevalier de Laurac est dans l'armée du conte
de Toulouse, qui repousse les croisés; pendant les brèves
année de la paix, à partir de 1224, il reçois les bons hommes
chez lui, à Laurac, avec son épouse Mirada. Lorsque l'Église
cathare est contrainte à la clandestinité après le traité
de Paris de 1229, il se consacre à la protection des proscrits,
assurant notamment la sécurité des évêques cathares Guilhabert
de Castre et Raimond Aguilher. Défenseur de Monstségur assiégé
en 1243-44, il est blessé et demande à recevoir le consolament
des mains de l'évêque Bertrand Marti et meurt sur le bûcher
du 16 mars 1244.
Blanche de Laurac La matriarche cathare...
Personnage
clef, comme tant de "matriarches cathares", de lapénétration
du christianisme des bons hommes dans la société aritocratique
occitane, Blanche était soeur de Sicard, seigneur de Laurac
et du Lauragais, elle avait épousé vers 1170 un membre de
la puissante famille de Roquefort. Aussi quand le Lauragais
lui revint à la mort de sans enfant de son frère Sicard, elle
transmit à son fils Aimery un vaste ensemble de seigneuries,
d'une position essentielle entre les vicomtés Trencavel de
Carcassonne-Albi et le Comté de Toulouse. Vers 1200, Blanche,
devenue veuve, entra dans les ordres cathares avec sa plus
jeune fille Malbila. La croisade et la repression eurent raison
du grand lignage cathare de Blanche, tout désigné à la vindicte
des croisés. On ignore la fin de Blanche et de Mabilia..
Pierre
Maury le berger passeur.
Grand
berger pyrénéen, Pierre Maury a laissé en 1323, dans le registre
d'inquisition de Jacques Fournier, une copieuse déposition,
riche d'humanité. Originaire de Montaillou, il vers 1302,
jeune berger à Arquès, définitivement converti au catharisme
par Pierre Authié il ne cesse plus de se dévouer pour la cause
des bons hommes cladestins. Il utilise les voies de la tranhumance
pyrénéenne pour échapper aux rafles de l'Inquisition et servir
d'agent de liaison aux éxilés pour hérésie dans le royaume
d'Aragon. Il trouve ainsi à San Matéo Morella le bon homme
Guilhem Bélibaste, qui a réussi à fuir l'Inquisition au coeur
d'une petite communauté originaire de Montaillou. Il se lie
avec le religieux cladestin d'une amitié mêlan lucidité et
désintéressement. En 1321, il est capturé en même temps que
Bélibaste sur déclaration d'un mouchard. En 1324, il reçoit
sentence de prison à vie, en même temps que son frère Jean.
Tous devaient mourir au Mur de Carcassonne.
A
lire:
Raimond
le cathare par Dominique Baudis Edt.Grasset 1997.
Raimond
d'Orient " de Saint Gilles" par Dominique Baudis Edt Grasset
1999
Histoire
des Cathares de Michel Roquebert, Librairie académique Perrin
1999
Les
Cathares, Anne Brenon "Les Essentiels Milan"
La
découverte des cathares collection "Découverte" chez Gallimard
CD-rom
"Terres Cathares", Maison des mémoires 53rue de Verdun BP197
11004 CARCASSONNE CEDEX